« On ne peut pas vivre comme ça ! »
Depuis le début octobre, des manifestations de plus de 3,5 millions de personnes ont eu lieu, dans au moins 19 pays. Les plus grandes manifestations ont eu lieu en France avec, en totalité, plus de 1,2 million de personnes ; au Brésil contre le fasciste Bolsonaro avec un million de personnes. La Belgique, l’Albanie, le Portugal et l’Italie sont également des lieux des mouvements de protestation. En Allemagne, l’activité du prolétariat industriel a été remarquable.
L’accent doit être mis sur l’Europe avec plus de 2 millions de participants, mais aussi en Asie et en Amérique. Le 30 octobre 2026 les dockers appellent au niveau international (7 à 10 pays actuellement) à la grève dans près de 100 ports pour protester contre la militarisation des infrastructures et les mauvaises contions de travail. (voir notre précédent article sur le Site) . Tout a fait remarquable une rébellion transnationale de la jeunesse s’affirme : dans la plupart des pays, la jeunesse est la force la plus représentée en termes de nombres, elle forme souvent l’avant-garde pratique, affronte la violence policière et se développe ensuite lors de manifestations.
S’affirme un processus de fermentation pré-révolutionnaire qui se développe de manière significative, se confrontant brutalement au danger fasciste et à une approche souvent fasciste de l’appareil d’État ainsi qu’aux campagnes médiatiques anti-communistes. En voici un premier aperçu.
A propos de la France. C’est là que les protestations contre la pitoyable situation dans les écoles et les universités ont commencé, en particulier avec les enfants de la classe ouvrière, puis elles se sont étendues samedi dernier à partir du « coût de la vie», pour la solidarité avec la Palestine, contre la violence policière, le réarmement, le racisme et dans une véritable haine contre le gouvernement, et les fascistes du RN. C’est là qu’on saisit le lien étroit entre les mouvements populaires de la jeunesse, des travailleurs et des larges masses.
Rien qu’au Brésil, un million de personnes ont manifesté contre le fasciste Bolsonaro, en lien avec un rassemblement pour Lula. Parallèlement, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses autres villes.
En Allemagne, les manifestations de septembre des travailleurs industriels et leur syndical ont également été pénétrées par des dizaines de milliers de jeunes travailleurs. 50.000 ont manifesté contre la conscription militaires. La semaine dernière, trois écoles ont été boycottées à Hambourg et à Berlin.
En Inde, 30.000 personnes liées au mouvement dit des cafards ont protesté contre les méthodes frauduleuses, en faveur du président fasciste Modi, du directeur de campagne électorale.
En Espagne, il a dénombré le 3 octobre environ un demi-million de personnes dans 50 villes contre la politique du logement du pouvoir et concrètement contre l’expulsion et en solidarité avec une vieille femme de 87 ans Maricarmen.
Aux États-Unis, il a été dénoncé par des milliers d’étudiants la culture du viol dans les associations étudiantes de droite. En Belgique, les enseignants ont commencé à protester contre les coupes budgétaires de 500 millions d’euros pour l’éducation nationale. Les élèves et les étudiants se sont joints à eux, protestant contre l’augmentation de 1194 € des frais d’inscription à l’université , ainsi que contre des classes surpeuplés, des enseignants débordés et les échecs scolaires. Le 7 octobre des écoles ont été boycottées et le 9, combiné avec une journée de grève syndicale, de plus de 50.000 participants contre les coupes du budget sociales de la politique gouvernementale. À peine quatre jours plus tard, 60.000 personnes, appelées par les syndicats ainsi que par les organisations environnementales, ont protesté contre l’aggravation de la politique environnementale de l’UE.
Au Portugal, 65.000 personnes ont manifesté pendant trois jours contre la hausse du coût de la vie, le logement trop coûteux et les bas salaires avec pour devise: «Nous ne pouvons pas vivre comme ça». La manifestation a été appelée par 30 organisations de tout l’éventail social : syndicats, groupes pour le droit au logement, l’égalité des sexes, l’égalité ethnique, la protection du climat et l’inclusion sociale.
En Albanie, 100.000 ont manifesté, les étudiants ont rejoint le mouvement Flamingo, qui a initialement démarré pour le sauvetage d’une réserve naturelle contre les investisseurs nord-américains. Les étudiants ont maintenant apporté la mauvaise situation dans le système éducatif au fond d’écran.
En Autriche, 6000 étudiants ont manifesté à l’occasion de la diminution du budget universitaire.
En Colombie, 50.000 syndicalistes, enseignants, étudiants et autochtones ont manifesté lors de la première manifestation nationale contre le gouvernement Espriella. Ils ont compris cette journée comme un jour de préparation à la grève nationale. Le gouvernement a ouvert la Colombie aux opérations militaires américaines et accepté les coupes budgétaires massives exigées par le FMI.
En Italie, 100.000 personnes ont pris part à la Journée No-Meloni: ils se sont opposés à la misère éducative, à la restriction raciste du nombre d’étudiants étrangers et à l’abaissement des salaires prévus par le gouvernement Meloni.
En Gambie, des milliers de jeunes ont protesté contre les pannes de courant massives et pour la démission du président.
En Afrique du Sud, les étudiants ont protesté contre les frais de scolarité. Au Kenya également la « génération Z » a manifesté pour les mêmes raisons. Il y a également eu des manifestations importantes en Malaisie, au Chili, en Indonésie, en Serbie et en Grèce.
Article écrit à partir d’informations données par le quotidien du MLPD Rotefahne news
