14 juin 2026

A votre Santé !

Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans l’environnement, mais dont la concentration a été fortement accrue par l’utilisation d’engrais phosphatés venus pour 50 % des mines de notre « ami » le  roi du Maroc massivement utilisé par les grands groupes de l’agro-industrie. Tout comme bien d’autres molécules le cadmium s’accumule dans les sols, est absorbé par les plantes puis se retrouve dans l’alimentation humaine.

Selon les données récentes des autorités sanitaires, le cadmium est détecté dans une très grande majorité des aliments consommés quotidiennement. Les produits céréaliers, le pain, les pâtes, les pommes de terre, certains légumes, le riz et le blé qui constituent les principales sources alimentaires de la population. Les crustacés, mollusques, abats, chocolats et confiseries présentent parfois des concentrations plus élevées, mais leur consommation moins fréquente limite leur contribution globale à l’exposition, sauf pour les enfants friands des deux derniers.

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Le “cancer backlash” et les intérêts economiques

Marc Billaud — Le « cancer backlash » est une offensive idéologique qui vise à réduire l’ensemble des causes du cancer aux seuls comportements individuels. Autrement dit, au tabagisme, à la consommation d’alcool ou encore à la suralimentation. L’objectif est d’invisibiliser tous les facteurs environnementaux et professionnels en les jugeant bien trop marginaux au regard des autres pour être pris en compte.

Attention. Je ne remets pas en question le fait que le tabagisme est le facteur de risque prédominant. Les études épidémiologiques le prouvent. Contrairement à ce que certains prétendent de manière grotesque en nous qualifiant — mon collègue Pierre Sujobert avec qui j’ai écrit une tribune à ce sujet dans Le Monde et moi-même — de « complices de l’industrie du tabac », nous n’entretenons aucune ambiguïté à cet égard.

Simplement, on ne peut plus se contenter d’aborder la prévention contre le cancer sous ce seul prisme. Les travaux scientifiques sont sans appel : l’incidence de cancers chez les adultes de moins de 50 ans grimpe de façon très préoccupante. Dans des proportions moindres, celle concernant les enfants augmente aussi. Or, tenter de justifier une hausse des cancers chez les plus jeunes en pointant le tabac et l’alcool ne tient pas la route.

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