France : une fasciste criminelle se présente à l’élection présidentielle !
Deux informations datées du 7 juillet : Marine Le Pen, présidente du parti fasciste Rassemblement National (RN), a été condamnée en appel à trois ans de prison, dont un an ferme ; son inéligibilité a été réduite de 5 ans à 15 mois, qu’elle a déjà purgés. Elle n’aura pas à aller en prison si elle porte un bracelet électronique. Le soir même, elle a donc pu déclarer avec culot qu’elle comptait se présenter aux élections présidentielles en tant que candidate du RN. Elle souhaite également saisir la dernière instance, la Cour de cassation, car le bracelet électronique la gênerait quelque peu pendant la campagne électorale… Mais dans quel théâtre sommes-nous donc ?!
Le tribunal n’a laissé planer aucun doute sur sa responsabilité dans le détournement de 2,8 millions d’euros au Parlement européen, qu’elle a détournés au profit du Front National, l’organisation qui a précédé le RN. Le Pen est clairement coupable ! Une femme politique corrompue et millionnaire a ainsi reçu la bénédiction judiciaire de se présenter devant les électeurs, qui sont censés jouir de la «liberté de vote » (selon les juges). Tout citoyen lambda, en revanche, irait sans hésitation en prison pour une telle fraude. Ce verdict relève d’une in-justice de classe et constitue un soutien extraordinaire pour offrir une tribune aux fascistes modernes ! C’est scandaleux !
Cette affaire ne fera toutefois qu’aggraver la crise politique et le dégoût envers les institutions bourgeoises. Le Pen, justement, a toujours critiqué le « laxisme » de la justice et réclamé l’inéligibilité à vie pour les responsables politiques bourgeois corrompus et coupables de détournement de fonds publics. Quelle position adopterait-elle à l’avenir ? Le Pen et le RN critiquaient sans cesse le « système », sans toutefois viser le capitalisme, mais plutôt les partis et institutions bourgeoises, et semblaient se faire l’écho des critiques de la population. Or, le capitalisme monopoliste d’État se caractérise par le fait que les monopoles ont entièrement subordonné l’État à leur volonté et que leurs organes de direction ont fusionnés avec ceux de l’État.
L’exploitation des masses populaires passe également par la redistribution de la richesse nationale du bas vers le haut et par l’enrichissement considérable de l’appareil d’État et de ses partis. Le Rassemblement national n’est pas différent d’un iota, mais fait partie intégrante du système. Il n’a rien à envier aux autres partis bourgeois en termes de contenu, de méthodes, d’absence de caractère : opportunisme en tout genre, etc. Beaucoup de gens souhaitent, à juste titre, un changement fondamental. Avec les fascistes modernes, ce n’est certainement pas le cas. Les forces de gauche en France, ainsi que l’organisation de l’ICOR, l’UPML, veulent profiter de la campagne électorale pour venir ancrer de véritables alternatives au capitalisme : des organisations autonomes antifascistes et antimilitaristes, et surtout l’alternative socialiste portant la classe travailleuse au pouvoir, où les fonds financiers seraient utilisés et contrôlés dans l’intérêt des larges masses.
Ne laissons pas un pouce de terrain aux fascistes !
Une camarade
