30 mars 2026

Environnement : des faits, une politique officielle et une critique de l’écologie bourgeoise. Quelle alternative ?

L’année 2025 a été marquée par de nombreux et intenses incendies, favorisés par le changement climatique. 2025 est la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, juste après 2024 et 2023, 2026 commence fort. La limite de 1,5 °C de réchauffement fixée par l’Accord de Paris risque d’être franchie. (selon le rapport de Copernicus.)
Les températures mondiales des trois dernières années ont dépassé en moyenne de 1,5 °C le niveau préindustriel (1850-1900) — c’est la première fois qu’une période de trois ans dépasse ce fameux seuil. Les chercheurs certifient que le changement climatique induit par les humains en est le principal moteur.
La limite des +1,5 °C sur le point d’être dépassée Ce seuil est crucial car de nombreux travaux scientifiques montrent à quel point s’aventurer au-delà serait désastreux, pour l’ensemble du vivant.
Plusieurs points de bascule ont été identifiés. À titre d’exemple, l’effondrement des calottes glaciaires, une fois enclenché, pourrait se poursuivre sur plusieurs millénaires, et entraîner une montée du niveau des mers de plusieurs mètres, selon le rapport Global Tipping Points publié en 2025.

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Le blocus pétrolier meurtrier des États-Unis contre Cuba

Même si les révolutionnaires du monde entier se concentrent actuellement sur la guerre d’agression sanglante menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et qu’ils la combattent, ils ne doivent pas pour autant perdre de vue la grave situation à Cuba. Les États-Unis ont imposé, par un décret de Trump, un blocus total sur l’approvisionnement en pétrole et menacent, tout pays qui tenterait de livrer du pétrole à Cuba, de lourds droits de douane punitifs. Cette provocation s’inscrit dans la longue histoire d’agressions et de blocus que l’impérialisme américain mène depuis la victoire de la révolution en 1959. Mais aujourd’hui, ça s’est concrétisé, dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale, par le « corollaire Trump »[1], juste après son annonce lors de l’attaque criminelle contre le Venezuela le 3 janvier. Cela a fait plus de 100 morts et entraîné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de sa femme, la députée Cilia Flores.

Cette attaque a paralysé le Venezuela et placé son pétrole sous contrôle impérialiste, l’empêchant ainsi de poursuivre ses livraisons à Cuba.

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La prison : la machine carcérale du capitalisme, fruit des inégalités et du pouvoir de classe

1. Un instrument de classe au service de la bourgeoisie
La prison n’est pas une erreur sociale ni une réponse neutre à la criminalité : elle est le produit direct des inégalités engendrées par le capitalisme. Comme l’a montré le philosophe Michel Foucault dans Surveiller et punir, la prison ne vise pas à réinsérer, mais à discipliner, normaliser et isoler.
D’un point de vue marxiste-léniniste, elle apparaît clairement comme un outil de domination de classe, destiné à protéger la propriété privée et l’ordre bourgeois.
Qui remplit les prisons ? Les pauvres, les prolétaires, les chômeurs, les précaires, les populations racisées. Les crimes des riches — crimes économiques, écologiques, sociaux — sont, eux, largement impunis (comme on l’a encore vu avec Sarkozy). La prison ne concerne pas les puissants : elle sert à gérer la misère qu’ils produisent.

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Le capitalisme sécuritaire et la dérive fascisante

L’enquête de France-info sur la vidéosurveillance algorithmique (VSA) met à nu une réalité fondamentale : l’État bourgeois, en crise, renforce son appareil répressif et technologique. Ce mouvement n’est pas sans rappeler certains mécanismes utilisés par l’Allemagne nazie pour stabiliser son pouvoir. Il ne s’agit évidemment pas de dire que la France d’aujourd’hui est l’Allemagne de 1933 ; il s’agit de montrer que les logiques du capitalisme en crise peuvent engendrer des formes similaires de contrôle, de surveillance et de normalisation autoritaire.

1. L’opacité comme outil de domination : un trait constant des régimes autoritaires

France-info décrit une “énorme opacité” : caméras déployées discrètement, algorithmes non documentés, marchés publics cachés, absence de débat. Le secret est systémique.

Dans l’Allemagne nazie, les dispositifs policiers (Gestapo, informateurs, fichages) fonctionnaient déjà selon ce principe : rendre la surveillance omniprésente mais invisible, afin de briser la résistance par la peur du regard. Aujourd’hui, on remplace les indicateurs humains par des réseaux neuronaux, mais la logique reste la même : produire un climat où le peuple se sent observé sans pouvoir observer le pouvoir.

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pour un 25 novembre féministe, révolutionnaire, anti-impérialiste et antimilitariste

Le 15 décembre 2017, une vidéo fait le tour des réseaux sociaux. On y voit une Palestinienne de 16 ans bousculer et gifler des soldats israéliens armés de fusils d’assaut à Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée. Donald Trump vient alors de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’entité génocidaire israélienne, déclenchant des manifestations dans la Palestine occupée et partout dans le monde.

Cette jeune femme courageuse, c’est Ahed Tamimi. Son cousin Mohammad vient de se prendre une balle en caoutchouc dans la tête, amenant les médecins à l’opérer et lui enlever une partie du crâne. Durant les deux années précédentes, Ahed Tamimi a été impliquée dans cinq autres altercations avec les colons génocidaires, dont une dès ses 14 ans lorsqu’elle avait mordu un soldat israélien cagoulé pour défendre son frère plaqué au sol lors d’une tentative d’arrestation.

Ahed est arrêtée le 19 décembre 2017 avec sa mère Nariman et sa cousine Nour. Avec 12 chefs d’inculpation, elle est condamnée à 8 mois de prison et est libérée en juillet 2018. «Nous ne sommes pas des victimes mais des artisans de la liberté» expliquait-elle lors de sa venue à la Fête de l’Humanité en 2018.

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Perdre nos enfants pour enrichir une minorité ??!

Hier, le chef d’état-major des armées françaises (nommé par le gouvernement Macron), le général Fabien Mandon, a lâché une phrase glaçante devant les Maires de France : « La France doit accepter de perdre ses enfants ».
Il ajoutait que le pays doit être prêt à « souffrir économiquement » car les « priorités iront à de la production défense ».

Cette déclaration n’est pas un simple dérapage : elle révèle brutalement la logique de sacrifice que la classe dominante veut imposer aux peuples et aux travailleurs en particulier.

1. Le chantage du sacrifie : nos enfants comme monnaie d’échange

Quand un général appelle à « accepter de perdre nos enfants », il ne parle pas aux riches qui financent les industries de l’armement, ni aux grands bourgeois qui tirent profit des guerres à venir. Il parle à la classe populaire, à nous. Il prépare psychologiquement les travailleurs et leurs familles à ce que, dans un conflit futur, ceux qui n’ont pas le pouvoir devront payer le prix extrême : la vie de leurs enfants.

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