9 mars 2026

1871: La Commune et les Femmes en armes

Comme précédemment pendant la Révolution française,les femmes revendiquent le droit de porter des armes,pour la défense de l’œuvre sociale en cours.Le11 avril,l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés est fondée,notamment par Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff,Marceline Leloup,Aline Jacquier,Thérèse Collin,Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.
Le même jour,par voie d’affiches sur les murs de Paris, l’Union déclare que « toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes ». Rappelons que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles,cependant,elles sont présentes et actives dans les institutions sociales et politiques de la Commune.Lors de la création de l’Union,Elisabeth Dmitrieff avait proposé la formation d’une ligue militaire des ouvrières de Paris.Plus tard,au club de Saint-Séverin,la proposition de la formation d’un bataillon de femmes est applaudie,y compris par les hommes présents dans l’assemblée.

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Nation, nationalisme et internationalisme.

L’histoire d’après-guerre du PCF nous montre à l’évidence une déviation opportuniste sur la question coloniale et nationale. Au lieu de prôner le mot d’ordre de séparation des colonies et semi-colonies de l’impérialisme français sans conditions il revendique le mot d’ordre d’« Union française » c’est-à-dire le maintien du système colonial « amélioré » attestant-par là qu’il n’a jamais compris qu’une union entre peuples sans l’application effective du droit à la séparation était une monumentale escroquerie. Marx préconisait la séparation de l’Irlande d’avec l’Angleterre quitte par la suite à se fédérer librement avec elle. Là, nous avons un vrai révolutionnaire qui au nom du principe « que tout peuple qui en opprime d’autres ne saurait être un peuple libre » recommande la séparation de la nation opprimée avec la nation oppressive, tandis que le PCF tournait le dos à l’internationalisme au nom de la « défense de la patrie » impérialiste.

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LES LEÇONS DE LA COMMUNE

Face à celte réalité historique, que nous montre la Commune ? Elle apprend, à ceux qui veulent
vraiment considérer les faits, que la classe ouvrière au pouvoir ne peut se permettre le luxe d’un
excès de bonté pour la bourgeoisie, d’honnêteté humaine envers elle. Non seulement le peuple doit
être en armes ( ce que la Commune fait en abolissant l’armée permanente et en la remplaçant par
une milice populaire, la garde nationale ) mais ce peuple doit aussi exercer une répression sur la
bourgeoisie, sur ses moyens d’existence et ses moyens d’actions ( ce que la Commune ne fait pas en
ne marchant pas immédiatement sur Versailles, en n’investissant pas la Banque de France, en
laissant s’organiser la réaction au centre même de Paris…)-

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Vive la Commune de 1871

Bien sûr, les gardes nationaux de Passy battent le rappel ; bien sûr, depuis longtemps, des barricades de toutes sortes ornent carrefours et rues parisiennes, gardées par des fédérés (gardes nationaux), beaucoup de femmes et des enfants ; bien sûr, les femmes encore s’activent depuis longtemps pour coudre des sacs de sable qui, une fois remplis, renforceront les défenses. Mais les forces sont maintenant faibles et la discipline militaire en débandade.
Que vont pouvoir faire, en effet, 3 à 5 000 (voilà le résultat de toutes les erreurs!) combattantes et combattants contre 130 000 soldats, policiers et gendarmes, appuyés par une formidable artillerie et qui ont pour ordre de massacrer et d’arrêter tout ce qui ressemble à un ouvrier ou qui porte les fameux godillots de la Garde nationale? S’échapper est hors de question : les prussiens font barrage et remettent les fuyards aux versaillais.

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18 Mars 1871 LA COMMUNE EST PROCLAMÉE !

Les premières dehors, les femmes, entourent les
soldats, réclament leurs canons et rameutent
une foule de plus en plus grande. Les soldats
fraternisent avec les gardes nationaux et
fusillent leurs officiers, Lecomte et Thomas.
Surpris par l’échec de l’opération, le
gouvernement prépare sa fuite, Thiers en
premier, tandis que les parisiens se réveillent en
découvrant la vacance du pouvoir! On se
mobilise, dresse des barricades, se réunit. La
Commune, le pouvoir des ouvriers, tant
réclamée depuis 6 mois, va s’établir, presque
malgré elle, dans la surprise et l’innocence !

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LES JEUX OLYMPIQUES : LE MYTHE COUBERTIN

Le Baron de Coubertin a créé les J.O. parce qu’il avait été profondément traumatisé par la Commune de Paris de 1871 et pensait que le sport pouvait affaiblir, sinon supprimer la lutte des classes du Prolétariat.
Ainsi, à propos de la Commune, le baron évoque le « cauchemar » que ce fut pour les bourgeois de son espèce :
« L’insurrection communiste éclata à Paris : elle comblait la mesure de nos infortunes. Malgré les tentatives qui ont été faites depuis pour donner à ce mouvement un caractère socialiste et humanitaire, qu’il n’eut jamais, le temps qui atténue tant de choses n’a rien enlevé de leur horreur aux sombres souvenirs de 1871. L’assassinat des généraux Leconte et Clément Thomas, le second siège de Paris, les orgies et les bouffonneries de la Commune passèrent sur la France comme un cauchemar. » (in « L’évolution de la 3e République »). (Pour en savoir plus voir notre brochure sur la Commune de Paris)
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