Rojava: « notre 8 mars sera synonyme de victoires et de liberté ! »

Depuis le 8 décembre, la résistance héroïque des YPJ, du QSD et des combattants du bataillon Şehit Serkan se poursuit le long des lignes de Tishreen, Qereqozak et Deyr Hefir. Le régime d’Assad, vieux de 60 ans, a été livré aux gangs du HTS en dix jours grâce à l’intervention des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Golani, autrefois chef des gangs d’Al-Qaïda, est désormais présenté au monde comme le nouveau chef du régime syrien. Alors que le HTS et les « Golanis » sont présentés comme des islamistes modérés, la population alaouite, en particulier dans les villes de Tartous et de Lattaquié, est attaquée sous les yeux du monde entier. Les femmes alaouites sont torturées sexuellement et assassinées. Au milieu de tout cela, l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie continue de défendre son territoire et sa résistance pour protéger la révolution des femmes du Rojava. L’État colonial turc, avec sa technologie avancée, n’a pas pu franchir le barrage de Tishreen depuis plus de 60 jours….

Turquie/tremblement de terre et gouvernement Erdoğan

L’État turc fait état d’environ 50.000 morts, mais les informations indépendantes, les secouristes qui sont sur place et même les chercheurs disent que c’est beaucoup plus : au moins entre 100.000 et 150.000 morts. Il y a énormément de personnes ensevelies sous les décombres, et on ne sait pas combien de personnes sont encore là. Tous ces débris sont simplement enlevés par des pelleteuses et des chariots élévateurs. On ne les découvre que lorsqu’on voit des morceaux d’êtres humains qui, je dois le dire, sont jetés sur le côté comme des ordures.

De très nombreux migrants sont également concernés – des réfugiés de Syrie, d’Afghanistan, qui vivent en Turquie depuis des années – sur le sort desquels on ne dispose d’aucune information. Des rapports indiquent qu’environ trois millions de personnes doivent quitter leurs quartiers pour aller ailleurs, c’est-à-dire dans d’autres villes. On ne sait pas s’ils reviendront un jour. Mais nous – en tant que Confédération des travailleurs de Turquie en Europe – espérons que les gens retourneront dans leurs villes, car depuis des années, l’État turc, en particulier le gouvernement Erdoğan, essaie de déplacer les gens et d’installer à la place des partisans d’Erdoğan.