2 février 2026

Macron : « l’apartheid » au service de l’impérialisme

Un « Haut-Commissariat à la diversité »
Ainsi le gouvernement Macron mettrait en place, à la veille d’élections où il faudra se montrer le plus « identitaire » possible, une double « citoyenneté ». Au pays « des droits de l’Homme », il semble y avoir un fossé, à creuser encore plus profond, entre certains citoyens et les autres. En effet, les personnes «perçues comme noires ou arabes» ont «une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlées que l’ensemble de la population». Et autant de risque d’échouer au commissariat, selon la presse. Maintenant, le gouvernement Macron va plus loin : il veut donner un statut officiel en trompe-l’œil à cet apartheid, à cette différence de traitement. Il invente un «Haut-Commissariat à la diversité» pour les enfermer officiellement dans leur identité communautaire, les maintenir prisonniers de leur origine. Après les contrôles au faciès, les fichiers, les rafles au guichet, voici venir la gestion managériale de la différence mise au service de l’expansion impérialiste.

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Prolétaire, debout ! N° 37. Contre le racisme et le fascisme

La classe dominante demande le respect des « valeurs de la république », s’agite soi-disant pour « l’intérêt général », le Rassemblement National (RN) « pour l’intérêt supérieur du pays » et les partisans du régime actuel prônent le « patriotisme économique » et « l’esprit de boîte ».
Cette propagande marche encore, mais les faits sont têtus : confrontée à une vague de licenciements, aux délocalisations, à la baisse des salaires, à l’inflation, à la précarité, au démantèlement des services au public, la classe ouvrière et ses alliés sont de plus en plus conscients que ces mots creux ne servent qu’à masquer le pourrissement du régime. Ils multiplient les luttes et les formes de contestation du parlementarisme bourgeois qui offre à un parti fasciste et raciste, le RN, la mise sous tutelle du parlement et du gouvernement minoritaire.
De son côté le syndicat patronal, le MEDEF, demande à l’État encore plus de subventions – déjà 200 milliards – et de récupérer 60 Md dans les budgets des services publics et de la Sécu.

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