24 juillet 2026

Réponse à l’article (publié dans la CDP) de la « Ligue communiste internationale »

L’article qualifie l’ICOR de « révisionniste » et de « cinquième colonne contre le mouvement communiste international ». « Ces messieurs ne manquent pas une occasion… attaquent violemment quiconque n’accepte pas leur « rôle de direction », ourdissant des intrigues et des complots avec des traîtres et des mouchards notoires, et cherchent l’unité avec la « maison de retraite de la charité idéologique représentée par l’ICOR. »

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La fonction de la religion en société capitaliste décadente

Ainsi, on voit et on entend, le nouveau «fürher», Trump, recevoir la «bénédiction» de ses apôtres de la «guerre sainte» en recueillement pathétique dans le bureau Ovale; on observe le nouveau tsar, Poutine, baiser une icône obscurantiste moyenâgeuse aux mains du patriarche orthodoxe russe; on voit le «fils du ciel de l’empire du Milieu», Xi, promouvant la «loyauté confucéenne»; l’hindouiste réactionnaire Modi «le non-aligné – sic» prier Vishnu; nous détestons voir le génocidaire d’entre les génocidaires, l’immonde Netanyahu et son aréopage d’assassins en appeler à Amalek et à la Torah pour fanatiser ses ouailles mercenaires SIONAZIS  de «cette populace fasciste et réactionnaire en entier» pour massacrer les peuples palestinien et libanais martyrs..

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Mais qui est ce Boualem Sansal dont on parle tant ?

Il est des écrivains qui affrontent le pouvoir. D’autres qui le contournent. Et puis il y a ceux qui, faute de s’attaquer aux structures qui dominent leur société, choisissent une cible plus commode : leur propre peuple. Boualem Sansal appartient à cette dernière catégorie. Un homme du système, pas un transfuge
Contrairement à la légende patiemment construite autour de sa personne, Boualem Sansal n’a jamais été un opposant au pouvoir algérien. Avant d’être érigé en dissident et en conscience critique par les instances de consécration littéraire parisiennes, il fut d’abord, et longtemps, un homme du système. Il en a été un rouage. Pendant des décennies, il a occupé des fonctions au sein de l’appareil d’État. Il n’était ni marginal, ni persécuté, ni réduit au silence. Autrement dit, Sansal n’a pas affronté le système, il l’a servi. Et ce point est décisif. Car on ne peut pas, sans falsifier la réalité, présenter comme dissident celui qui a participé durablement à l’organisation du pouvoir.

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Débat sur l’impérialisme avec un camarade

Courrier d’un lecteur et notre réponse. Selon toi, leur position sur l’impérialisme n’est pas matérialiste ni léniniste et nous sommes là bien d’accord avec toi. D’une part l’extrait de l’article de Supernova est clair, Supernova a raison d’affirmer que l’ennemi principal est dans notre propre pays pleinement membre de l’OTAN. Ils ont aussi raison de dire que la Russie et la Chine ne sont pas politiquement et militairement au même niveau que les USA, qui reste (encore) la première superpuissance — quoi que des recherches récentes constatent une évolution rapide de la Chine vers la militarisation.  

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Les Média, la guerre et la militarisation

« Je sais que je vais choquer certains lecteurs, mais je suis convaincu que quand tout projet un tant soit peu grandiose a déserté la vie politique, la quête de sens ayant comme la nature horreur du vide, une bonne guerre qui vient remplir ce dernier peut faire l’affaire. » Ces mots sont ceux de Luc Ferry dans les pages du Figaro, jeudi 2 octobre 2025. Le philosophe médiatique et ex-ministre pensait choquer ses lecteurs, mais il n’en fut rien. C’est que la déclaration arrivait sur un terrain médiatique déjà bien préparé, réhabitué à l’idée de guerre, à son iconographie, à son lexique, à son décompte quotidien de morts. Proposer aux jeunes de devenir de la chair à canon pour donner un sens à leur existence ? Au fond, Luc Ferry ne faisait que synthétiser une idée qui, si elle n’était pas encore consensuelle, était au moins redevenue entendable dans la presse française : « une bonne guerre » pouvait remplir le vide.

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Le “cancer backlash” et les intérêts economiques

Marc Billaud — Le « cancer backlash » est une offensive idéologique qui vise à réduire l’ensemble des causes du cancer aux seuls comportements individuels. Autrement dit, au tabagisme, à la consommation d’alcool ou encore à la suralimentation. L’objectif est d’invisibiliser tous les facteurs environnementaux et professionnels en les jugeant bien trop marginaux au regard des autres pour être pris en compte.

Attention. Je ne remets pas en question le fait que le tabagisme est le facteur de risque prédominant. Les études épidémiologiques le prouvent. Contrairement à ce que certains prétendent de manière grotesque en nous qualifiant — mon collègue Pierre Sujobert avec qui j’ai écrit une tribune à ce sujet dans Le Monde et moi-même — de « complices de l’industrie du tabac », nous n’entretenons aucune ambiguïté à cet égard.

Simplement, on ne peut plus se contenter d’aborder la prévention contre le cancer sous ce seul prisme. Les travaux scientifiques sont sans appel : l’incidence de cancers chez les adultes de moins de 50 ans grimpe de façon très préoccupante. Dans des proportions moindres, celle concernant les enfants augmente aussi. Or, tenter de justifier une hausse des cancers chez les plus jeunes en pointant le tabac et l’alcool ne tient pas la route.

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