23 février 2026

Le “cancer backlash” et les intérêts economiques

Marc Billaud — Le « cancer backlash » est une offensive idéologique qui vise à réduire l’ensemble des causes du cancer aux seuls comportements individuels. Autrement dit, au tabagisme, à la consommation d’alcool ou encore à la suralimentation. L’objectif est d’invisibiliser tous les facteurs environnementaux et professionnels en les jugeant bien trop marginaux au regard des autres pour être pris en compte.

Attention. Je ne remets pas en question le fait que le tabagisme est le facteur de risque prédominant. Les études épidémiologiques le prouvent. Contrairement à ce que certains prétendent de manière grotesque en nous qualifiant — mon collègue Pierre Sujobert avec qui j’ai écrit une tribune à ce sujet dans Le Monde et moi-même — de « complices de l’industrie du tabac », nous n’entretenons aucune ambiguïté à cet égard.

Simplement, on ne peut plus se contenter d’aborder la prévention contre le cancer sous ce seul prisme. Les travaux scientifiques sont sans appel : l’incidence de cancers chez les adultes de moins de 50 ans grimpe de façon très préoccupante. Dans des proportions moindres, celle concernant les enfants augmente aussi. Or, tenter de justifier une hausse des cancers chez les plus jeunes en pointant le tabac et l’alcool ne tient pas la route.

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Crise agricole : la terre aux mains du capital ou à celles des paysans ?

Un siècle de bouleversements : du paysan à l’entrepreneur agricole
En un siècle, le monde agricole français a été radicalement transformé, non seulement par le progrès social et technique, mais principalement par l’offensive continue du grand capital monopoliste.
En 1900, la France comptait plus de 5 millions de cultivateurs. Ils sont aujourd’hui moins de 400 000. En 70 ans, les trois quarts des exploitations ont disparu. La taille moyenne des fermes a explosé : d’une agriculture paysanne fondée sur la petite propriété et le travail familial, nous sommes passés à une agriculture mécanisée (et beaucoup plus productive), mais endettée et dépendante. Ce processus va s’accélérer à partir des années 50 pour aller vers la monopolisation et l’industrialisation de toute l’agriculture.
Cette transformation s’appuie sur un processus capitaliste spontané lié à « l’économie de marché », au libéralisme. Elle est le produit :
de la concentration foncière,
de la mécanisation qu’exige la concurrence, de l’endettement structurel, de la subordination aux industries agroalimentaires et à la grande distribution.

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Retour de la COP30 au Brésil ; et les actions de l’ICOR

Mi-temps à la COP30, la conférence de l’ONU sur le climat au Brésil. C’était l’occasion de plus de 50 000 personnes pour une puissante manifestation au cours de laquelle des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux autochtones, se sont déplacées à travers le centre de la ville de Belém avec des militants écologistes internationaux.
La « Marche pour le climat » a appelé à la fois à la défense des zones des communautés autochtones attaquées par les bûcherons et les prospecteurs d’or illégaux, et à des mesures sérieuses de protection de l’environnement. Ils ont appelé à la protection des peuples autochtones, de la forêt tropicale et à l’élimination progressive du charbon, du pétrole et du gaz, et s’abandonnent de plus en plus avec les promesses des gouvernements des États capitalistes et impérialistes, mais cela ne se reflète pas seulement dans la protestation de plus en plus forte. Parallèlement à la COP30, le « Sommet du peuple » avec des centaines d’organisations, de mouvements et de réseaux du Brésil et de l’étranger aura lieu sur le site de l’Université de Belém.

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Battre l’impérialisme, le fascisme et le capitalisme pour sauver la planète

La soif de concentrer toujours plus de richesses et de pouvoir entre toujours moins de mains n’apporte pas seulement la misère, mais aussi une catastrophe environnementales globale. Le développement non durable dans lequel s’inscrit le capitalisme, est tout aussi destructeur pour l’être humain que pour la nature. Ce n’est donc pas exagéré de dire que dans le capitalisme, à chaque niveau de développement atteint, le sang de l’ouvrier et les substances toxiques rejetées dans les usines et dans l’environnement augmentent de façon exponentielle. La soif du profit maximal par le capitalisme met sérieusement en danger la vie des êtres humains et de la nature toute entière sur notre planète.

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Appel de la Coordination Internationale des Mineurs à la journée de lutte pour l’environnement

La Coordination internationale des travailleurs des mines célèbre la Journée internationale de lutte pour la sauvegarde de l’environnement en collaboration avec d’autres forces autour de la Conférence mondiale sur le climat vers le 15 novembre. La journée se déroule dans un contexte de grands changements et défis : le fasciste Trump veut instaurer une dictature fasciste aux États-Unis et réaliser son ambition de domination du monde par l’impérialisme américain. La lutte concurrentielle internationale entre les anciennes et les nouvelles forces impérialistes continue de s‘intensifier, avec des guerres commerciales et des conflits militaires accrus.

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Une destruction délibérée de la nature

Le Front uni International a tenu le 5 octobre un débat sur la préparation du
Conseil international de l’environnement  qui aura lieu en 2026
Nous poursuivons  la publication des rapports qui ont été présentés lors de ce Conseil par :
* Afrique du Sud
* Malawi
* Suisse

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