24 juin 2026

« Vive la Commune ! Vive la Communisme ! Préparons la révolution socialiste ! »

Le 30 mai nous sommes allés au Mur des Fédérés, vers ce lieu de mémoire célèbre et mémorable de la lutte des Communards de 1871. Nous avons repris le flambeau de la Commune, de ceux qui montèrent à « l’assaut du ciel ». Le 28 mai 1871, alors que les troupes bourgeoises du gouvernement versaillais était depuis quelques heures maîtres du cimetière, 147 communards fédérés, survivant de terribles batailles à l’arme blanche, furent fusillés. Ce furent les derniers combats de la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai. Dans les jours qui suivirent de nombreux combattants venus  des quartiers populaires furent fusillés par milliers et jetés dans des fosses au pied du mur. Au total près de 30.000 communards ont été tués lors de ces journées sanglantes.
Ces « montées » au Mur sont organisées depuis les années 1880 par l’Association des Ami.e.s de la Commune.

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Lénine: « À la mémoire de la Commune de 1871 »

Quarante ans se sont écoulés depuis la proclamation de la Commune de Paris. Selon la coutume, le prolétariat français a honoré par des meetings et des manifestations la mémoire des militants de la révolution du 18 mars 1871 ; à la fin de mai, il ira de nouveau déposer des couronnes sur la tombe des communards fusillés, victimes de l’horrible « semaine sanglante » de mai et jurer une fois de plus de combattre sans relâche jusqu’au triomphe complet de leurs idées, jusqu’à la victoire totale de la cause qu’ils lui ont léguée.

Pourquoi le prolétariat, non seulement français, mais du monde entier, honore-t-il dans les hommes de la Commune de Paris ses précurseurs ? Et quel est l’héritage de la Commune ?

La Commune naquit spontanément ; personne ne l’avait consciemment et méthodiquement préparée. Une guerre malheureuse avec l’Allemagne ; les souffrances du siège ; le chômage du prolétariat et la ruine de la petite bourgeoisie ; l’indignation des masses contre les classes supérieures et les autorités qui avaient fait preuve d’une incapacité totale ; une fermentation confuse au sein de la classe ouvrière qui était mécontente de sa situation et aspirait à une autre organisation sociale ; la composition réactionnaire de l’Assemblée nationale qui faisait craindre pour la République, tous ces facteurs, et beaucoup d’autres, poussèrent la population de Paris à la révolution du 18 mars qui remit inopinément le pouvoir entre les mains de la Garde nationale, entre les mains de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie qui s’était rangée de son côté.

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Retour de « La Montée au mur des Fédérés de la Commune de 1871 »

L’UPML a participé à la Montée au Mur dans un cortège important de 5000 personnes. Après des mois de luttes acharnées contre la politique réactionnaire du gouvernement Macron et contre tout le système capitaliste, le chaud désir d’une société alternative était fortement présent.

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