6 juin 2026

« Vive la Commune ! Vive la Communisme ! Préparons la révolution socialiste ! »

Le 30 mai nous sommes allés au Mur des Fédérés, vers ce lieu de mémoire célèbre et mémorable de la lutte des Communards de 1871. Nous avons repris le flambeau de la Commune, de ceux qui montèrent à « l’assaut du ciel ». Le 28 mai 1871, alors que les troupes bourgeoises du gouvernement versaillais était depuis quelques heures maîtres du cimetière, 147 communards fédérés, survivant de terribles batailles à l’arme blanche, furent fusillés. Ce furent les derniers combats de la « semaine sanglante » du 21 au 28 mai. Dans les jours qui suivirent de nombreux combattants venus  des quartiers populaires furent fusillés par milliers et jetés dans des fosses au pied du mur. Au total près de 30.000 communards ont été tués lors de ces journées sanglantes.

Ces « montées » au Mur sont organisées depuis les années 1880 par l’Association des Ami.e.s de la Commune. Cette année nous avons commémoré le vote d’un texte de l’Assemblée nationale d’il y a 10 ans proclamant enfin la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris. Ce qui n’empêche toujours pas les mêmes fusilleurs de continuer à réprimer les combats actuels pour des causes semblables, celles pour la libération de la Palestine, celles de la lutte antimilitariste et antifasciste, celle pour le droits des prolétaires…

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Vive la Commune de 1871

Bien sûr, les gardes nationaux de Passy battent le rappel ; bien sûr, depuis longtemps, des barricades de toutes sortes ornent carrefours et rues parisiennes, gardées par des fédérés (gardes nationaux), beaucoup de femmes et des enfants ; bien sûr, les femmes encore s’activent depuis longtemps pour coudre des sacs de sable qui, une fois remplis, renforceront les défenses. Mais les forces sont maintenant faibles et la discipline militaire en débandade.
Que vont pouvoir faire, en effet, 3 à 5 000 (voilà le résultat de toutes les erreurs!) combattantes et combattants contre 130 000 soldats, policiers et gendarmes, appuyés par une formidable artillerie et qui ont pour ordre de massacrer et d’arrêter tout ce qui ressemble à un ouvrier ou qui porte les fameux godillots de la Garde nationale? S’échapper est hors de question : les prussiens font barrage et remettent les fuyards aux versaillais.

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