Le 6 février un succès et une étape importante dans la coordination et la coopération des travailleurs portuaires
A l’initiative des syndicats de Grèce (Enedep), du Pays basque espagnol (LAB), de la Turquie (Liman-Is), du Maroc (ODT) et de l’Italie (USB) à la journée de grève commune contre la guerre, un nouveau niveau de coordination et de coopération entre les travailleurs portuaires se développe à l’international: « Les travailleurs portuaires ne travaillent pas pour la guerre! »
L’appel est dirigé contre les plans de réarmement de l’UE et les gouvernements européens pour militariser les ports et les infrastructures stratégiques. Mais aussi que les plans de mise à niveau sont utilisés comme prétexte pour la privatisation et l’automatisation des ports. Il prend clairement position contre l’impact de l’économie de guerre sur les salaires, les droits, la santé et la sécurité au travail. La coordination européenne de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR disait le 24 Janvier: « C’est un excellent moyen de coordonner et de coopérer les luttes de classe en Europe et leur révolution. Nous demandons à toutes nos organisations membres, en fonction de leurs possibilités d’actions, de combat et de protestation, de rassemblements, de grèves et d’autres formes d’action pour le 6 »
L’initiative a porté ses fruits !
A l’Appel de «l’échange international de travailleurs portuaires » pour l’Europe les organisations coopérantes ont soutenu activement la journée de grève et de protestation. En Allemagne, il y a eu des actions combatives à Hambourg, Rostock et Bremerhaven, activement soutenus par le MLPD. Dans 20 grands multi-ports, une journée de lutte avait été appelée. Et il y avait des informations comme quoi les travailleurs portuaires des États-Unis y participeraient également.
A Hambourg: discussions importantes sur les quais
Les camarades se retrouvent avec des pancartes, des affiches et des dépliants : « nous sommes des militants de « l’Échange d’expériences des travailleurs portuaires » et membres du MLPD. Nous portons une collecte de signatures de soutien à l’appel « Les travailleurs portuaires ne travaillent pas pour la guerre », nous nous sommes adressés aux collègues de Burchardkai (HHLA CTB), du terminal à conteneurs d’Eurogate Hamburg (CTH), du terminal à conteneurs Altenwerder (HHLA CTA) et aux stagiaires pour les professions portuaires dans l’école professionnelle. Le Klare Kante (journal de collègues) en a également parlé dans un supplément. »
Il y a eu des rassemblements devant les compagnies maritimes MSC, COSCO, Maersk, Hapag-Lloyd, le HHLA et le consulat américain.
Des grèves ont été organisées avec beaucoup de courage dans 21 ports dans six pays
En Italie, les ports étaient de la partie à Palerme, Salerne, Civitavecchia, Gênes, Livourne, Trieste, Ravenne, Ancône, Bari, Crotone. En Grèce, le Pirée et Elefsina. En Espagne Bilbao et Pasaja. En Turquie, Antalya et Mursini. En France: Marseille, et au Maroc: Tanger, Casablanca et Safi. Ces actions ont montré le rôle fondamental de la classe ouvrière dans la lutte contre les préparatifs d’une guerre impérialiste mondiale. En Italie, les piquets de grève ont forcé le navire, « ZIM Virginia » chargé d’armes, à jeter l’ancre au large de Livourne parce qu’il ne pouvait pas accoster. Il en est de même pour plusieurs autres navires. Vendredi matin, des piquets de grève ont également été aménagés au Pays basque (Nord de l’Espagne) dans les ports de Pasaja et Santurce (à Bilbao). Dans un article, le syndicat LAB, qui avait dirigé l’organisation de la grève, a souligné l’importance de cette mobilisation dans les grands ports de toute la Méditerranée.
Dans un communiqué, le syndicaliste de l’USB Jose Nivoi a souligné qu’une telle grève était sans précédent: «C’est la première fois que les travailleurs portuaires se mobilisent avec des revendications qui ne sont pas seulement des questions de travail immédiates, mais avec des exigences liées à des questions morales et politiques. Le but des blocages est de nuire à l’exploitation des ports afin de faire comprendre que nous, travailleurs, ne pouvons être rendus complices de l’économie de guerre ! (…) À ce jour, le génocide des Palestiniens continue ! Nous affirmons clairement qu’en tant que travailleurs portuaires, nous ne permettrons pas l’exportation d’armes de nos ports vers Israël pour soutenir et renforcer ce génocide ! » Il a ajouté que cette grève était un exemple important pour tous les syndicats qui ont participé à des initiatives de coordination des travailleurs portuaires.
Grosse grève réussie au Pirée et à Elefsina
Le 6 février, la ville ouvrière d’Elefsina, les chantiers navals, les raffineries, les entreprises industrielles et les grands entrepôts logistiques, les bureaux et les écoles ainsi que tous les services se sont arrêtés ! Ensemble, les métallurgistes de la zone de réparation du chantier naval, les travailleurs portuaires de COSCO, les marins, se sont mis en grève. Le port du Pirée est « paralysé » d’un bout à l’autre, aucun navire n’est parti, les moteurs des navires restaient éteints, les grues au quai se dressaient immobiles.
Il en va de même pour les chantiers de construction du Pirée et d’autres lieux de travail. Sur les quais 2 et 3, où les travailleurs portuaires bloquaient aucune grue ne se déplace. Le navire « Faistos Pallas » est entre les mains des marins en grève et de leur union P.E.N.E.N. La participation des travailleurs temporaires aux chantiers navals d’Elefsina a été importante malgré les tentatives des armateurs de jouer les uns contre les autres. Des dizaines de syndicats et d’organisations de travailleurs du Pirée, de Thessalonique, de Patras et d’autres organisaient cette action antimilitariste et politique avec de nombreux succès depuis des semaines. Les porte-parole des syndicats ont clairement indiqué lors des réunions constamment menées: «La pauvreté augmente chaque jour dans la classe ouvrière et les familles de retraités, et dans toute la société. Les salaires sont pompés le 15e du mois. La cause en est la crise capitaliste et la guerre à laquelle ils se préparent. »
