18 mars 2026

Nouvelles décisions sur la politique migratoire de l’UE

Pour info : le 21 mars à Montreuil, soirée anti-Centre de Rétention Administrative (CRA) —  les CRA sont des lieux de privation de libertés : l’État enferme les personnes qui n’ont pas les bons papiers : En 2023, après 40 ans de lois anti-immigration et de politiques racistes, l’État français a fait un bond fasciste en annonçant un grand plan d’augmentation des capacités de rétention administrative, pour atteindre 3000 places en 2027. Pour que cette politique fasciste soit applicable il faut plus de place en CRA. Ainsi, à Dijon, par exemple, l’ouverture d’un CRA de 240 places est prévu pour 2027. Le chantier doit commencer en 2026 et c’est Vinci qui sera à la manœuvre pour la modique somme de 33,6 millions d’euros. La maire de Dijon, (PS) s’est prononcée pour le projet. En effet depuis 2023 60 % des demandes de mise en détention n’ont pu aboutir. La construction de nouveaux CRA aurait des conséquences très directes en nombre d’arrestation et d’expulsion dans le secteur. Ce qui s’inscrit dans une politique répressive beaucoup plus vaste comme l’article suivant le montre. (note de la rédaction)

« Une Grande tradition d’asile » ?

De nouvelles décisions sur la politique migratoire de l’UE

Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’Union européenne ont le 8 Décembre dernier passé un certain nombre d’accords sur la politique des réfugiés —- qui représentent au total une nouvelle qualité.

En fait, les gouvernements fascistes d’Italie et de Hongrie ont prévalu. En décembre les chefs de gouvernement veulent approuver cette évolution et mettre ainsi en vigueur le « Système européen d’asile commun » (GEAS) pour l’été 2026. Selon le journal Bild, le gouvernement allemand n’est pas un freineur, mais un moteur. Malgré l’augmentation des crises et des guerres, le nombre de demandeurs d’asile, qui ont pu atteindre l’Europe, a déjà considérablement chuté et l’Allemagne n’est qu’en troisième position dans les demandes d’asile.
Quel est précisément le virage de la politique migratoire ouvertement fasciste ?

De la « Forteresse Europe » à la « Re-migration » :

Il ne suffit pas, pour les gouvernements de l’UE, que seule une petite ou forte diminution de la fraction des réfugiés se rende en Europe. C’est précisément ce que le chancelier Friedrich Merz (CDU) a dit : « En matière migratoire, nous sommes très loin (…) mais bien sûr nous avons encore ce problème dans le paysage urbain, et donc (…) dans une très large mesure les rapatriements … ».

En effet, les demandeurs d’asile rejetés seront poursuivis s’ils ne participent pas activement à leur expulsion. Vous devez immédiatement présenter des documents et être disponible à tout moment, sinon vous risquez des peines de prison. Cela s’applique également aux personnes qui sont classées comme «risque de sécurité», y compris les révolutionnaires. Ainsi, dès le début, une direction anticommuniste dans la politique migratoire est établi. Il a également été introduit que les avis d’expulsion d’un pays de l’UE devraient également s’appliquer dans tous les autres pays. Donc, si un gouvernement fasciste ordonne une déportation, tout le monde devrait l’appliquer activement. Bien que cela ne devrait initialement n’avoir lieu que sur une base de volontariat, mais avec la possibilité d’une « obligation de bon gré ».

Et même au cours de la procédure d’asile actuelle, les demandeurs doivent être transférés de force dans des « centres de rapatriement », dans des « pays tiers » supposés « sûrs » pour l’avenir. Dans la conférence ici, c’est par ex. l’Ouganda.

Déportation vers les pays fascistes

La liste des «pays d’origine sûrs» a été élargie et rendue contraignante pour l’ensemble de l’UE. Ceux-ci incluent maintenant les pays fascistes tels que la Turquie et les pays avec des gouvernements fascistes tels que l’Inde. Il s’agit d’une extension spectaculaire de la liste en vigueur en Allemagne jusqu’à présent. Le gouvernement fédéral a donc rapidement adopté un projet de loi, selon lequel le Conseil fédéral n’a plus qu’à accepter la définition de « pays d’origine sûrs ».

Ce qui est également nouveau, c’est la possibilité d’être expulsé vers des « pays tiers sûrs ». Les gens peuvent donc aussi être expulsés vers des pays où ils n’ont jamais été, où ils ne connaissent personne et dont ils ne parlent pas la langue.

Le chantage sur les pays d’origine selon Trump

Afin d’expulser les gens, un accord avec les États respectifs serait suffisant. Ici, l’UE s’appuie maintenant ouvertement sur le chantage suivant le modèle de Donald Trump, qui menace les pays d’Amérique latine de terrorisme douanier s’ils n’acceptent pas les expulsions des États-Unis. L’UE menace, entre autres, de restrictions de visa pour ces pays.

La relocalisation forcée est vendue comme une «solidarité»

Le point démagogique de ces décisions d’asile est de vendre les délocalisations forcées de demandeurs d’asile comme une « solidarité ». À travers un « pool de solidarité », les gens d’un pays où ils ont demandé l’asile sont censés être forcés dans un tout autre pays, comme le Portugal, sera relocalisé. Dans un premier temps, cela devrait toucher 21.000 personnes. Le droit d’asile dans l’État où une personne demande l’asile est donc définitivement révoqué.

Il est bon que la gauche, diverses associations d’avocats, l’Union humaniste ou le Comité des droits fondamentaux et de la démocratie se soient au moins prononcés contre les « centres de retour » dans les pays tiers en dehors de l’UE.

Le Parti Marxiste Léniniste d’Allemagne (MLPD) appelle à l’organisation de protestations et de résistances contre l’orientation fasciste de la politique migratoire de l’UE ! C’est aussi parce que la politique migratoire est toujours un pionnier dans le développement vers le fascisme. Quiconque tolère que les réfugiés qui ont des droits qui se dégradent en sera victime tôt ou tard. Cela dépendra de l’unité des nationaux et des réfugiés, afin que les migrants puissent faire face à la peur de protester maintenant ! On se doit de contredire ce que Martin Niemöller a dit: «D’abord, ils ont déporté les réfugiés, et je suis resté silencieux, je n’étais pas un réfugié… »

Extraits d’un article de nos camarades allemands du MLPD membre de l’ICOR

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