13 mars 2026

Un 8 mars combatif en France et dans le monde

Pour rappel

Dimanche 15 mars, 15 h salle du Café « Au Pavillon »,

Saint-Denis, 54 rue G. Péri, M° ligne 13 Porte de Paris Débat au « Café militant » : Dans un monde en plein bouleversement : Fascisme, guerres, exploitation, appauvrissement,… un mouvement international se lève contre la guerre et le fascisme !

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Des organisations de l’ICOR rapportent :

Un 8 mars combatif en France et dans le monde

Ces derniers mois, des millions de personnes ont manifesté dans le monde entier contre le fascisme et la guerre ! La Journée internationale des femmes de cette année s’inscrit également dans cette évolution. Dans de nombreuses villes de France et du monde entier, des manifestations de grande ampleur, en nette augmentation, se sont élevées contre la double exploitation et l’oppression des masses féminines et en particulier contre les guerres impérialistes menées sur le dos des peuples et surtout des femmes.

France : 150 manifestations en France, 200 000 filles, femmes et hommes dans les rues. Rien qu’à Paris, 130 000 étaient dans les rues. Le mouvement combatif des femmes et par sa nature composé de différentes couches, pas seulement de prolétaires, mais aussi des femmes de la petite-bourgeoisie. « Cette forte mobilisation rappelle que nous ne laisserons pas le gouvernement et les patrons enterrer les droits des femmes, comme ils le font actuellement avec la directive européenne sur l’égalité salariale », a déclaré Sophie Binet de la CGT. Gisèle Pelicot et sa fille marchaient en tête du cortège contre les violences faite aux femmes. Contre la violence sexiste, mais aussi pour la défense des droits des femmes.

La manifestation reflétait différents courants : est-ce que système actuel est l’ennemi principal avec son mode opératoire patriarcal, misogyne et violent, où tout est marchandise (voir l’affaire de pédophilie s autour d’Epstein et les larges couches de la bourgeoisie du monde impliquées). Les jeunes de la LJR ont brandi à raison une banderole « Pas de féminisme sans lutte des classes ».

Les manifestations visaient également à lutter contre la menace fasciste : pour « l’émancipation des femmes » et « contre l’extrême droite qui sème le racisme, la misogynie et l’homophobie ». L’Union Prolétarienne ML y a participé portant l’appel de l’ICOR: « Le socialisme plutôt que la barbarie », selon le célèbre slogan de Rosa Luxembourg face à la Première Guerre Mondiale.

Le mouvement actuel anti-impérialiste doit se renforcer et s’organiser mieux. Pour cela, nous avons soutenu l’appel à une journée de grève des femmes. En 1975, les femmes islandaises ont été les premières à entrer dans l’histoire avec leur grève. A l’époque, plus de 90 % des femmes y ont participé. Plus de 20 000 femmes ont réclamé lors de leurs manifestations l’égalité des droits, une rémunération juste et équitable pour leur travail et de meilleures structures d’accueil pour leurs enfants. Une grande partie des hommes ont jugé cette grève légitime.

Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, des appels à la grève sont à nouveau lancés dans le cadre des actions du 8 mars (un dimanche) pour le 9 mars. La colère face à la discrimination et à l’oppression particulière dont souffre la majorité des femmes est justifiée, et la grève est une arme puissante. Les femmes veulent également l’utiliser le 8 mars. En raison de l’ordre bourgeois de l’État et de la famille, la prise en charge des familles, des personnes âgées et des malades repose sur les épaules des femmes. Et parce qu’elles en sont responsables, elles continuent à être moins bien rémunérées pour leur travail – partout dans le monde, elles sont donc particulièrement exploitées.

Les femmes sont une force importante dans la résistance contre le fascisme et les guerres impérialistes, pour la démocratie, l’égalité, la justice et la libération. La menace croissante de guerre signifie pour les femmes encore plus de violence, d’inquiétude pour leur famille, leurs enfants.

Palestine/Égypte : La militante palestinienne Mariam Abbu Daqqa, originaire de Gaza et actuellement en exil au Caire, souligne l’importance de cette solidarité : « À l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous, les femmes palestiniennes, sommes toujours exposées à une nouvelle forme de génocide, qui touche non seulement les femmes, mais aussi l’ensemble du peuple palestinien. L’agression criminelle actuelle des États-Unis et d’Israël contre le Liban et l’Iran vise à contrôler les ressources des nations, en particulier celles du monde arabe. C’est pourquoi les femmes palestiniennes sont solidaires dans leur résistance contre l’impérialisme, le sionisme et l’occupation, et luttent pour l’autodétermination, la liberté et la justice pour tous les peuples et contre les guerres impérialistes. Nous menons de nombreuses activités pour dénoncer cette agression et manifester notre solidarité pour la liberté de tous les peuples, notamment des manifestations, des séminaires Zoom mondiaux et des actions de solidarité avec les femmes emprisonnées dans les prisons israéliennes et dans le monde entier. Aux médias, via les chaînes satellite, la radio et les rencontres personnelles avec des femmes, je vous adresse mes salutations révolutionnaires. J’espère qu’il y aura des manifestations féministes internationales contre la guerre et en soutien aux femmes palestiniennes dans le monde entier. »

 

Depuis Amsterdam, l’organisation ICOR Rode Morgen des Pays-Bas rend compte d’une manifestation animée qui a rassemblé 20 000 participants. « Le bloc combatif du comité du 8 mars avec le drapeau de l’ICOR et des slogans : « 8 mars, journée de lutte – 8 mars, jour férié » et « Un autre avenir, une vie meilleure, à bas la guerre, les femmes en avant ! » Et de nombreux slogans tels que « Impérialistes, ne touchez pas à l’Iran, au Moyen-Orient » et « Jin jiyan azadi, vrouw leven vrijheid », etc. Cette belle Journée internationale des femmes s’est terminée par un événement avec des discours, de la musique, des films et un buffet international. »

À Athènes, le 8 mars, les travailleuses ont joué un rôle particulier en protestant contre l’explosion dans une biscuiterie et en dénonçant le terrible accident ferroviaire. Un correspondant rapporte : « Ce que nous avons vécu était bouleversant. Lors du rassemblement, des femmes palestiniennes ont exécuté des danses traditionnelles pour dénoncer le génocide toujours en cours à Gaza par le régime fasciste israélien. Lors du rassemblement, de nombreuses représentantes syndicales et initiatives ouvrières ont pris la parole et condamné la dissolution de l’inspection du travail, le système de santé défaillant et les difficultés rencontrées par les femmes pour avorter dans 46 hôpitaux publics à cause du gouvernement. » Les femmes du monde entier descendent également dans la rue pour lutter contre la pauvreté féminine et la politique d’armement.

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