17 septembre 2026

Capitalisme et catastrophe climatique

L’accumulation capitaliste a besoin de matières et d’énergie.
Toute marchandise nécessite du travail, mais aussi des ressources naturelles et de l’énergie. Produire davantage de voitures exige davantage d’acier, de plastique, de minerais, de routes et de carburants. Produire davantage de bâtiments exige davantage de ciment, de sable, d’acier et d’énergie. Faire circuler davantage de marchandises exige davantage de camions, de bateaux, de ports et d’entrepôts.
Le GIEC souligne justement le rôle majeur de l’industrie, des transports, des bâtiments, de l’agriculture et de l’utilisation des terres dans les émissions mondiales, ainsi que l’importance de réduire la demande en matériaux et en énergie.

Le problème n’est donc pas seulement que certaines technologies seraient polluantes. C’est aussi l’extension permanente de la production matérielle. Le capital transforme toujours davantage la nature en marchandises : pétrole en carburant et en plastique, minerais en métaux, forêts en bois, terres en espaces agricoles ou constructibles.

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