La fonction de la religion en société capitaliste décadente
Le camarade Mesloub (ÉTATS-UNIS : UNE THÉOCRATIE EN COSTUME-CRAVATE (I) – les 7 du quebec) nous présente avec justesse, une vision apocalyptique de la société impérialiste YANKEE, en pleine décomposition matérielle et morale et, dans son sillage de tout le monde capitaliste dans ses efforts désespérés pour imposer «un retour en arrière idéologique et religieux» comme prémisse à l’instauration d’une dictature fasciste à l’humanité tétanisée par ces horreurs inhumaines depuis le génocide du peuple palestinien à une fausse «guerre des religions», en préparation «spirituelle» aux sacrifices de la Troisième Guerre mondiale thermonucléaire: l’Armaggadon que les religions papistes et autres appellent de leurs incantations. Ainsi, on voit et on entend, le nouveau «fürher», Trump, recevoir la «bénédiction» de ses apôtres de la «guerre sainte» en recueillement pathétique dans le bureau Ovale; on observe le nouveau tsar, Poutine, baiser une icône obscurantiste moyenâgeuse aux mains du patriarche orthodoxe russe; on voit le «fils du ciel de l’empire du Milieu», Xi, promouvant la «loyauté confucéenne»; l’hindouiste réactionnaire Modi «le non-aligné – sic» prier Vishnu; nous détestons voir le génocidaire d’entre les génocidaires, l’immonde Netanyahu et son aréopage d’assassins en appeler à Amalek et à la Torah pour fanatiser ses ouailles mercenaires SIONAZIS de «cette populace fasciste et réactionnaire en entier» pour massacrer les peuples palestinien et libanais martyrs.. Aujourd’hui, l’armée des idéologues stipendiés après avoir échouer lamentablement à remplacer «la lutte des classes» comme moteur de l’histoire par «la lutte des races» de monstrueuse mémoire, ont recours à «la lutte des civilisations» et aux religions féodales moyenâgeuses pour détourner le prolétariat de sa mission historique de renverser la dictature de la bourgeoisie et son idéologie réactionnaire idéaliste et métaphysique afin d’instaurer la dictature du prolétariat et son idéologie révolutionnaire matérialiste dialectique et historique, le MARXISME, une guerre de classe absolue entre la réaction et la révolution; l’obscurantisme contre les Lumières; l’ignorance contre la connaissance; la récession contre le progrès; le fascisme contre le MARXISME. MARX, ENGELS et LÉNINE ont démontré que la religion a toujours été un phénomène social et historique lié aux conditions matérielles d’existence de l’humanité. Ainsi, depuis l’aube de l’humanité alors que les premiers «australopithèques», jusqu’alors «singenthropes, sont descendus des arbres pour parcourir la savane, accéder à la bipédie et développer leur intelligence, découvrir le monde afin de se nourrir et se reproduire, ils furent confrontés à des phénomènes naturels qui les ont terrorisé par leur puissance. Comment plus facilement les «apprivoiser» que de les prier et se convaincre qu’on puisse les «amadouer» en leur offrant des sacrifices rituels, de là sont nés toutes les religions de l’ignorance et de la peur. De toutes les peurs qui accablèrent et accablent toujours une humanité tétanisé prenant conscience de son existence «pour soi», il en est une que rien ne peut totalement maitriser dans le monde réel: la peur de la fin de la vie consciente, la mort. Pourquoi ne pas la prier elle aussi, lui faire des sacrifices rituels, lui vouer un culte et se convaincre de la vaincre par l’imagination? Qui d’une vie de béatitude ou de souffrance après la mort? Qui d’une réincarnation ou d’une résurrection? Chaque société humaine y va de sa fantaisie et sa classe dominante de son intérêt pour asservir la classe dominée, de là sont nées toutes les religions: faire croire à une vie merveilleuse au «paradis» après la mort pour compenser la misérable vie sur terre; les souffrances de la vie sur terre avant la mort, d’une vie sans souffrance au «paradis» après la mort, pour peu qu’on se soumette aux dictats des «prophètes» autoproclamés de Dieu. KARL MARX dans sa citation la plus profonde sur le phénomène humain et social que sont les religions écrivait: «La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans coeur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. Elle est l’opium du peuple […] L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence de son bonheur réel […] L’homme créa Dieu à son image et à sa ressemblance.» («Introduction à la Critique de la philosophie du droit de Hegel»). MARX poursuivit: «Pour l’Allemagne, la critique de la religion est pour l’essentiel achevée, et la critique de la religion est la condition préalable de toute critique […] La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique […] La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, son fondement universel de consolation et de justification». Ce qui fait de la religion, ce «compendium encyclopédique» idéaliste métaphysique, l’instrument parfait pour la soumission à une puissance extérieure à l’homme lui-même, à un ou des dieux, «leurs» prophètes autoproclamés, «leurs paroles divines» et l’interprétation de «leurs» estafettes cléricales, la forme ultime de la domination d’autrui sur l’homme et, aux mains des classes dominantes, l’outil le plus performant de leur dictature mystique fallacieuse. La religion n’est pas seulement un mensonge intellectuel né de l’ignorance et la peur, un outil de domination des classes exploiteuses, elle est aussi: «le soupir de la créature opprimée, le coeur d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. « Elle est l’opium du peuple» (déjà cité), ce qui en fait un ennemi de la raison particulièrement complexe et redoutable. MARX a aussi écrit: «La critique (de la religion, NDÉ) a arraché les fleurs imaginaires qui couvraient les chaînes, non pour que l’homme porte des chaînes sans fantaisies ni consolation (ce que donne l’athéisme bourgeois, NDÉ), mais pour qu’il rejette les chaînes et cueille la fleur vivante» MARX a démontré qu’«exiger qu’il (l’Homme, NDÉ) renonce aux illusions (la religion, NDÉ) sur sa situation, c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a besoin d’illusions», c’est-à-dire qu’il ne suffit pas de supprimer la religion, mais de supprimer les conditions sociales qui la rendent nécessaires à savoir: l’exploitation de l’homme par l’homme dans la société divisée en classes sociales antagonistes et la peur et l’ignorance qu’elle engendre. MARX et ENGELS ajoutèrent dans «L’idéologie allemande» que: «Les idées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les idées dominantes», ce qui signifie que la classe dominante a eu recours de toutes les époques, à la religion, née de la peur et l’ignorance, pour imposer sa dictature de classe comme voulue par Dieu lui-même: de «rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu» pour justifier la dictature des esclavagistes romains proclamés par Jésus Christ; au «Dieu, ultime autorité légitime» de Thomas d’Aquin («De Regno»); d’«Allah seul souverain» d’Al-Mawardi et Ibn Khaldoun; à l’«ordre divin et royal» du Manusmriti et l’Arthashastra; au le «Nation, Religion, Roi» boudhiste; au «Dios, Patria, Rey» monarchiste; au «darwinisme social» du triomphe du plus doué, jusqu’à un Tr0mp qui se présente en Jésus guérissant le malade pendant qu’il génocide palestiniens, libanais, arabes et iraniens il y a un fil d’ariane constant: Dieu sert le pouvoir sur terre de la classe dominante au dépens de la classe dominée en échange d’une vie meilleure au «paradis»: «un tient contre deux tu l’auras», l’arnaque religieuse immortelle. Qu’imaginez de plus révélateur et démagogique que ces «Béatitudes» chrétiennes: «Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eu; ou encore, « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous; Des prophéties d’un «paradis» merveilleux après la mort et une vie sur «terre» abominable, si ce n’était aussi flagrant cela en serait moins choquant. ENGELS écrivit: «Derrière toutes les luttes religieuses du Moyen-Âge se cachaient des intérêts de classe» («Les guerres des paysans en Allemagne»). «Toute religion n’est rien d’autre que le reflet fantastique dans le cerveau des hommes des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne». («Ludwig Feuurbach et la fin de la philosophie classique allemande»). LÉNINE a appliqué l’analyse matérialiste dialectique et historique aux conditions religieuse de l’Empire russe et il a écrit dans:«Socialisme et religion»: «La religion est une sorte d’eau-de-vie spirituelle où les esclaves du capital noient leur image humaine et leurs revendications à une vie quelque peu digne de l’homme […] L’impuissance des classes exploitées dans leur lutte contre les exploiteurs engendre inévitablement l’espoir en une vie meilleure après la mort». Et il n’est pas meilleur moment pour le réaliser combien «les esclaves du capital noient leur image humaine et leurs revendications à une vie quelque peu digne de l’homme» que lorsque ceux qui vont mourir au champ de bataille du capital prie sous la dictée du prêtre ou du pope ou du mollah ou du rabbin avant d’affronter la mort dans «l’impuissance des classes exploitées dans leur lutte contre les exploiteurs». «Le MARXISME est un matérialisme. En tant que tel, il est aussi impitoyablement hostile à la religion que le matérialisme des encyclopédistes du XVIIIè siècle». LÉNINE, «L’Attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion»). Chez MARX, ENGELS et LÉNINE, la critique de la religion est révolutionnaire parce qu’elle répudie la légitimation «divine et surnaturelle» de l’ordre existant et ouvre la voie à la critique de l’État, du droit, de la philosophie, de la culture et de la dictature de la bourgeoisie. Toutefois, elle n’est qu’un point de départ. La véritable révolution prolétarienne consiste à transformer les conditions matérielles qui produisent le besoin même de la religion…de l’idéalisme et de la mystification, il nous faut passer de «la critique du ciel à la critique de la terre»: il ne saurait suffire de rêver de changer les idées des Hommes, il faut changer le monde social qui engendre ces idées arriérées. Le camarade Mesloub (ÉTATS-UNIS : UNE THÉOCRATIE EN COSTUME-CRAVATE (I) – les 7 du quebec) nous présente dans son texte une rigoureuse application de ces principes révolutionnaires MARXISTES aux conditions matérielles d’une Amérique étasunienne et d’un monde capitaliste mis à nu dans sa politique de «2 poids, 2 mesures» et à l’apogée de sa décadence finale. PROLÉTAIRES DU MONDE ENTIER UNISSEZ-VOUS ET EMPAREZ-VOUS DE VOTRE IDÉOLOGIE RÉVOLUTIONNAIRE PROLÉTARIENNE, LE MARXISME. |
