8 septembre 2026

GAZA: Compte-rendu des interventions du Dr Rafaat

Dr Rafaat : Merci beaucoup. Vous nous avez vraiment beaucoup manqué. La situation médicale est très grave. 18 000 patients attendent de quitter Gaza. Parmi eux, on trouve non seulement des blessés, mais aussi des malades chroniques et des patients atteints de cancer. Ils ne peuvent pas être soignés à Gaza, car 28 des 32 hôpitaux ont été complètement détruits. Or, l’occupation israélienne ne laisse sortir que 50 à 70 patients par jour. Elle prétend que le poste-frontière de Rafah est ouvert, mais ce n’est pas vrai. Selon certaines estimations, pour chaque personne tuée par les bombardements, quatre malades mourront faute de soins.

L’occupation israélienne empêche l’importation d’une grande partie des médicaments. Seul un nombre très limité parvient à entrer. L’importation de tout matériel médical est également interdite, tout comme celle de bandages et autres fournitures similaires. Tout équipement produisant de l’électricité ou de l’énergie, comme les générateurs ou les panneaux solaires, est interdit d’entrée, tout comme l’huile moteur pour les voitures, et même les pneus. Un litre d’huile moteur coûtait autrefois 4 à 5 dollars ; aujourd’hui, il en coûte 700. Un pneu de voiture coûtait autrefois 100 dollars ; aujourd’hui, il en coûte 3 500.

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A l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba

Il y a quatre ans, l’historienne Tamar Novick a été choquée par un document qu’elle a trouvé dans le dossier de Yosef Vashitz, du département arabe du parti de gauche Mapam, dans les archives Yad Yaari à Givat Haviva. Le document, qui semblait décrire les événements qui ont eu lieu pendant la guerre de 1948, commençait ainsi :
« Safsaf [ancien village palestinien près de Safed] – 52 hommes ont été capturés, ligotés les uns aux autres, une fosse a été creusée et ils ont été abattus. 10 étaient encore en train de convulser. Des femmes sont venues, implorant notre pitié. Trouvé corps de 6 hommes âgés. Il y avait 61 corps. 3 cas de viol, dont un à l’est de Safed, fille de 14 ans, 4 hommes tués par balle. Ils ont coupé les doigts d’un d’entre eux avec un couteau pour lui voler une bague. »

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Déclaration publiée par le Front populaire de libération de la Palestine

À cette occasion, nous affirmons que le travailleur palestinien est confronté à l’une des phases les plus graves de ciblage aujourd’hui, face à une guerre de génocide qui vise son existence physique et sa capacité à survivre et à produire, et qui cherche à saper les fondements de sa vie et de sa dignité humaine. Ce que vivent nos travailleurs, en particulier dans la bande de Gaza, dépasse les descriptions traditionnelles des crises ; nous sommes confrontés à une destruction totale et généralisée du système de production, à une frappe systématique contre les fondements de la vie et à une paralysie dans le secteur de la production qui a conduit des centaines de milliers de personnes à perdre leurs moyens de subsistance. Les taux de chômage ont atteint des niveaux étouffants, faisant de notre communauté de travailleurs une victime d’une agression généralisée, d’un siège étroit et d’une destruction généralisée des usines et des ateliers. Le « panier alimentaire » est lui aussi soumis à l’anéantissement, alors que les agriculteurs et les pêcheurs font face à une politique de la terre brûlée ; les terres agricoles ont été ravagées, les bateaux de pêche détruits et les zones de production transformées en champs de mort et de famine.

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Déclaration de l’ICOR: solidarité avec le peuple cubain !

Le 1er mai, plus de 500 000 personnes ont manifesté à Cuba devant l’ambassade des États-Unis contre l’embargo pétrolier imposé par l’impérialisme américain depuis janvier et ont remis six millions de signatures réclamant la fin de l’embargo – soit environ deux tiers de la population cubaine. L’ICOR est de tout cœur solidaire de la résistance du peuple cubain. Nous avons déjà publié en mars une résolution contre l’embargo pétrolier (https://www.icor.info/de/de/2026/moerderische-oelblockade-der-usa-gegen-kuba). L’embargo a déclenché une crise humanitaire à Cuba. Les coupures d’électricité et les pertes de production affectent tous les aspects de la vie des gens et compromettent les soins de santé.
Le président américain Trump avait déjà menacé, dans les jours précédant le 1er mai, de « durcir le ton » et de « prendre le contrôle » de Cuba, et a imposé le jour même des sanctions plus sévères visant les responsables économiques, politiques et administratifs, ainsi que toutes les banques et institutions internationales qui entretiennent des relations commerciales avec eux. Face à cela, nous réitérons notre appel à organiser la solidarité avec le peuple cubain à l’échelle mondiale !

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Quelques aspects du 1er mai : un vent nouveau se lève !

Les multiples crises de la société capitaliste ont mobilisé du monde dans 320 villes. La CGT, fortement présente dans les cortèges, a recensé jusqu’à 300.000 personnes. Ce 1er mai a eu lieu dans un contexte d’offensive patronale ayant un gouvernement à sa botte, qui défend, par-dessus tout, les intérêts des monopoles, notamment des marchands de canons. Politique d’austérité, économie de guerre, fascisation sont le pendant d’une offensive d’exploitation des ouvriers et employés accompagnée de fermetures d’entreprises, de délocalisations, de licenciements et de dégradations des conditions de travail.

La dernière attaque en date : la nouvelle tentative de remise en cause du 1er Mai comme journée chômée et payée, obtenue de haute lutte par des générations militantes. Le gouvernement a dû reculé sur cette attaque pour le moment, mais compte y revenir dans les semaines à venir, pensant probablement pouvoir épuiser le mouvement de résistance.

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Tchernobyl : mensonge d’État… ou faillite d’un État déjà embourgeoisé ?

Présenter Union soviétique de 1986 comme un État socialiste relève de la falsification historique. Depuis des décennies (depuis le rapport Khrouchtchev en 1954), une restauration progressive des rapports bourgeois était à l’œuvre : primat des carrières individuelles, bureaucratisation, privatisation industrielle, séparation croissante entre dirigeants et dirigés.

Tchernobyl n’est pas un “échec du socialisme”. C’est au contraire la catastrophe qui a été un des symptômes de sa liquidation.

Le fameux test qui a mal tourné n’est pas tombé du ciel. Il s’inscrit dans une logique bien connue : pression hiérarchique, course aux indicateurs, recherche de promotion personnelle. Des cadres techniques prêts à prendre des risques pour gravir les échelons — voilà un comportement typiquement individualiste et bourgeois, étranger à une éthique socialiste authentique fondée sur la responsabilité collective.

Autrement dit : ce n’est pas “trop de communisme” qui a produit Tchernobyl, mais déjà trop peu.

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