21 septembre 2026

Lénine et la Commune de Paris…

Lors de la révolution russe de 1905 et à différentes reprises au cours des années suivantes, Lénine, qui séjourna pendant plusieurs années dans notre capitale avant la guerre de 1914-1918, a souvent évoqué la Commune de Paris. En 1917, entre la révolution de février et celle d’octobre, ses références systématiques ont jalonné sa réflexion et son action. De Zurich où il était en exil, il adressait en mars 1917 à Staline et Kamenev, qui venaient de prendre le contrôle de la Pravda, une correspondance composée de cinq Lettres de loin, dont seule la première fut publiée.

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A l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba

Il y a quatre ans, l’historienne Tamar Novick a été choquée par un document qu’elle a trouvé dans le dossier de Yosef Vashitz, du département arabe du parti de gauche Mapam, dans les archives Yad Yaari à Givat Haviva. Le document, qui semblait décrire les événements qui ont eu lieu pendant la guerre de 1948, commençait ainsi :
« Safsaf [ancien village palestinien près de Safed] – 52 hommes ont été capturés, ligotés les uns aux autres, une fosse a été creusée et ils ont été abattus. 10 étaient encore en train de convulser. Des femmes sont venues, implorant notre pitié. Trouvé corps de 6 hommes âgés. Il y avait 61 corps. 3 cas de viol, dont un à l’est de Safed, fille de 14 ans, 4 hommes tués par balle. Ils ont coupé les doigts d’un d’entre eux avec un couteau pour lui voler une bague. »

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Tchernobyl : mensonge d’État… ou faillite d’un État déjà embourgeoisé ?

Présenter Union soviétique de 1986 comme un État socialiste relève de la falsification historique. Depuis des décennies (depuis le rapport Khrouchtchev en 1954), une restauration progressive des rapports bourgeois était à l’œuvre : primat des carrières individuelles, bureaucratisation, privatisation industrielle, séparation croissante entre dirigeants et dirigés.

Tchernobyl n’est pas un “échec du socialisme”. C’est au contraire la catastrophe qui a été un des symptômes de sa liquidation.

Le fameux test qui a mal tourné n’est pas tombé du ciel. Il s’inscrit dans une logique bien connue : pression hiérarchique, course aux indicateurs, recherche de promotion personnelle. Des cadres techniques prêts à prendre des risques pour gravir les échelons — voilà un comportement typiquement individualiste et bourgeois, étranger à une éthique socialiste authentique fondée sur la responsabilité collective.

Autrement dit : ce n’est pas “trop de communisme” qui a produit Tchernobyl, mais déjà trop peu.

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Mais qui est ce Boualem Sansal dont on parle tant ?

Il est des écrivains qui affrontent le pouvoir. D’autres qui le contournent. Et puis il y a ceux qui, faute de s’attaquer aux structures qui dominent leur société, choisissent une cible plus commode : leur propre peuple. Boualem Sansal appartient à cette dernière catégorie. Un homme du système, pas un transfuge
Contrairement à la légende patiemment construite autour de sa personne, Boualem Sansal n’a jamais été un opposant au pouvoir algérien. Avant d’être érigé en dissident et en conscience critique par les instances de consécration littéraire parisiennes, il fut d’abord, et longtemps, un homme du système. Il en a été un rouage. Pendant des décennies, il a occupé des fonctions au sein de l’appareil d’État. Il n’était ni marginal, ni persécuté, ni réduit au silence. Autrement dit, Sansal n’a pas affronté le système, il l’a servi. Et ce point est décisif. Car on ne peut pas, sans falsifier la réalité, présenter comme dissident celui qui a participé durablement à l’organisation du pouvoir.

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1871: La Commune et les Femmes en armes

Comme précédemment pendant la Révolution française,les femmes revendiquent le droit de porter des armes,pour la défense de l’œuvre sociale en cours.Le11 avril,l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés est fondée,notamment par Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff,Marceline Leloup,Aline Jacquier,Thérèse Collin,Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.
Le même jour,par voie d’affiches sur les murs de Paris, l’Union déclare que « toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes ». Rappelons que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles,cependant,elles sont présentes et actives dans les institutions sociales et politiques de la Commune.Lors de la création de l’Union,Elisabeth Dmitrieff avait proposé la formation d’une ligue militaire des ouvrières de Paris.Plus tard,au club de Saint-Séverin,la proposition de la formation d’un bataillon de femmes est applaudie,y compris par les hommes présents dans l’assemblée.

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De l’Indochine à Gaza, quand les dockers se mobilisent contre la guerre

Ce cargo devait appareiller vers Haïfa (nord d’Israël) avec 14 tonnes de composants militaires à son bord, notamment des maillons pour fusils-mitrailleurs, des petites pièces métalliques qui permettent de tirer en rafale, fabriquées par l’entreprise marseillaise Eurolinks, ainsi que des tubes de canons produits par la société Aubert & Duval, basée à Firminy (Loire). En deux jours, les travailleurs portuaires de Marseille-Fos ont mis à l’index ces conteneurs et le cargo a fini par partir, le 6 juin, sans la cargaison militaire controversée, qui devait être renvoyée vers leurs expéditeurs.

Puis la mobilisation s’est étendue. À Gênes, dans le nord-ouest de l’Italie, les dockers du Collectif autonome des travailleurs portuaires (CALP) du port transalpin se sont préparés à bloquer le même navire lors de son escale. Le syndicat italien a même déposé plusieurs plaintes, en dénonçant une stratégie des gouvernements qui consiste à présenter ces transferts d’armes comme de simples transactions privées, pour éviter tout contrôle ou responsabilité d’État à État. La démarche des syndicalistes génois s’appuie sur la loi italienne n°185 de 1990, qui interdit l’acheminement d’armement vers des pays en guerre.

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